Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 09:04

Les Béatitudes, dans le texte de l’évangile de Matthieu. (5,1-10).

Quel beau texte !

Ces phrases de Jésus prononcées sur la montagne, écoutées par une foule attentive et désireuse d’attendre la venue du Messie, viennent contredire tout ce que l’on entend ces jours-ci dans les réseaux sociaux.

En effet et je m’explique : suspicion, petites phrases assassines, irrespect envers les personnes, mensonges grossiers sont chaque jour déversés et livrés à notre intellect, alors que, nous, souvent nous sommes à table et en famille. Avez-vous remarqué ce désir incessant de nous faire douter de tout : pollution, alimentation non conforme, écologie incessante où particules et pesticides sont lots courants, sans parler des enquêtes en caméra cachée. Un questionnement incessant !

Et ce pessimisme distillé savamment pour atteindre notre désir de vivre et de mieux vivre. Tout est sujet à critique et il nous faut faire le tri dans les informations politiques nationales et mondiales.

Oui, qui croire ? Et comment faire confiance ? Couper les images télévisuelles, éteindre nos postes de radios ? Ranger nos Smartphones et nos tablettes ? Comment le pourrions-nous diront certains et plus jeunes ? Impossible, répondent en chœur ceux qui veulent savoir, tout connaître et tout de suite et qui souvent entendent, mais n’écoutent même pas.

C’est comme une véritable lèpre, celle qui touche à l’intime de nos vies, les putréfient.

On est loin de la sérénité, de la simplicité des phrases de Jésus dans les béatitudes que nous sommes invités à méditer en ce 4ème dimanche.

Matthieu nous livre un texte révolutionnaire, subversif en son temps et qui l’est encore plus de nos jours !

Revenons au texte. Nous sommes au chapitre 5 du texte du premier de nos évangélistes. Un écrit, un texte magistral, pour prouver à ses coreligionnaires que Jésus est bien le Christ, le messie attendu et promis par la Loi et les prophètes. Il le démontre au cours des chapitres précédents en mettant en évidence, à la fois l’ascendance de Jésus et sa généalogie ; sa conception virginale ; la vérification par les Mages de son universalité ; la fuite en Egypte qui rappelle le peuple en Exil, avec tous ces innocents livrés à la fureur d’Hérode ; le retour enfin à Nazareth, où dans sa vie de jeune et d’adolescent, vie cachée, il travaille de ses mains avec Joseph et apprend à la synagogue la Loi et les Prophètes que Marie lui fait réciter le soir. Il attendra la prédication de Jean-Baptiste, pour commencer à prêcher avec ces mots : « Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche. »

Il ne lui reste plus qu’à appeler ses disciples pour parcourir la Galilée, car depuis quelques mois sa renommée se répand dans toute la région et pour bien marquer sa messianité : on lui amène tous ceux qui sont atteints de maladies et de tourments divers, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques et il les guérit, comme l’avait annoncé le prophète Isaïe.

Aussi de grandes foules se mettent à le suivre et Matthieu note bien qu’ils viennent de la Galilée, mais pas seulement, car les rejoignent ceux de la Décapole, de Jérusalem, de Judée et de la Transjordanie. Donc de tout le pays d’Israël et même d’au-delà.

Et ces foules, il les voit comme des brebis sans berger ; alors il s’assoit et entouré de ses disciples il parle, comme jamais personne n’a encore parlé. « De œil pour œil, dent pour dent » ? Non, désormais il prêche le contraire de la haine, du mépris, mettant le pardon, la joie et l’allégresse au centre de son discours pour que nous puissions mieux en vivre.

Comment ne pas écouter ce qu’il dit, pour être récompensé dans le ciel ? Et de plus, se tournant vers ses disciples il leur dit : « C’est bien ainsi qu’on a persécuté les prophètes, vos devanciers », car désormais ces hommes simples deviennent les successeurs des prophètes, des hommes à la parole radicale après la résurrection, qu’ils prononcent par l’intermédiaire de l’Esprit et qui vient de l’Eternel, Yahvé le Seigneur qui a livré son Fils pour le pardon de nos péchés.

Ecoutons résonner dans notre cœur et notre esprit ce texte que nous connaissons par cœur. Ecoutons la voix de Jésus nous parler aujourd’hui ; chacun d’entre nous entend d’une manière particulière telle ou telle phrase de son discours sur la Montagne.

Heureux ? Le sommes-nous ? Pauvres en esprit ? Ou affligés ? Doux ou assoiffés de justice ? Artisans de paix ? Et la miséricorde dont nous avons tant parlé durant une année ?

Pensons spécialement aux persécutés pour la justice, à ceux que l’on insulte à cause du Christ, à tout ce qui est dit faussement contre certains, ou contre nous, et celui que l’on traite par le mépris ou la dérision ? Alors peut-on être heureux, être dans l’allégresse, sûrs que notre récompense sera grande dans les cieux ?

Ce n’est pas si simple ! Et pourtant « Dieu veut que nous soyons heureux ! Mais où est cette source de l’espérance ? Elle réside dans l’union avec Dieu qui vit au fond de l’âme de chaque être humain », disait le frère Roger Schutz il y a quelles années. Car l’évangile est une promesse de bonheur pour tous ceux qui suivent les paroles de Jésus et Mère Térésa affirmait : « Lui seul est le chemin qui vaut la peine d’être suivi, la lumière à allumer, la vie digne d’être vécue et l’amour qui vaut la peine d’être aimé. »

Ne vous sentez-vous pas les privilégiés du royaume, vous tous qui suivez l’évangile du Christ ? Et oui, vous l’êtes, et nous, nous le sommes, tous, en église, sur le chemin qui nous mène vers lui ! Ce Seigneur nous le cherchons, car nous sommes pauvres de cœur, avec tout ce que nous subissons dans nos vies. Oui, nous essayons de mettre les béatitudes en pratique, même si ce n’est pas facile et Paul nous le rappelle dans sa lettre aux Corinthiens, nous avons été appelés par Dieu.

Qui sommes-nous ? Riches, puissants ou de haute naissance ? Non, nous sommes issus de Dieu, sœurs et frères du Christ par notre baptême, même si nous sommes impuissants et pécheurs, il nous a choisis, et c’est là notre fierté, fierté que nous mettons dans le Seigneur !

La vérité est en Christ ! La vérité est dans l’Eglise ! La vérité est cachée dans le fond de notre cœur ! Voyez comment nous devons être les témoins du Christ : en nous préservant de toute souillure, en rendant pur notre cœur, et en aérant notre esprit de tout ce que l’on veut nous inculquer pour nous réduire, nous faire douter et peut-être nous faire perdre la foi en celui qui est l’amour. Mais il a vaincu le monde par les paroles des béatitudes, elles l’ont conduit sur la croix et il a donné sa vie pour nous.

Heureux sommes-nous d’être disciples du Christ. Le Royaume est désormais au milieu de nous !

Alors vivons dans l’amour, le pardon, le regret de nos péchés, et surtout pardonnons-nous les uns les autres.

Heureux êtes-vous si vous faites ainsi l’œuvre de Dieu. Amen. JPE

Partager cet article

Repost 0
Published by Basilique du Sacré-Coeur de Marseille
commenter cet article

commentaires