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23 juin 2006 5 23 /06 /juin /2006 00:30
Comment Marseille se confie au Cœur du Christ, par Mgr Ellul
Entretien à l’occasion du mois du Sacré Cœur


ROME, Mardi 13 juin 2006 (ZENIT.org) – A l’occasion du mois de juin, le mois du Sacré Cœur, et des encouragements du pape Benoît XVI à approfondir le sens du culte du Cœur du Christ, Mgr Jean-Pierre Ellul, raconte aux lecteurs de Zenit comment Marseille continue chaque année de se confier au Cœur du Christ.

Zenit : Mgr Jean-Pierre Ellul, vous êtes recteur de la basilique du Sacré Cœur de Marseille. Au moment où l'Eglise s'apprête à célébrer la solennité du Sacré Cœur, pouvez-nous nous raconter comment Marseille a été consacrée au Cœur du Christ ?

Mgr Jean-Pierre Ellul : C’est sous l’impulsion d’une religieuse du couvent de la Visitation des Grandes Maries, qui s’appelait Anne-Madeleine Remuzat, que la ville et de diocèse de Marseille furent consacrés au Sacré-Cœur au XVIIIè siècle. En effet, depuis quelques années, Jésus apparaissait à sœur Anne-Madeleine, lui demandant d’implorer et de prier pour les pécheurs. Il lui montra son Cœur, s’entretint souvent avec elle et elle reçut de sa part de grandes grâces. Jésus lui révéla sa miséricorde, puis lui montra la tendresse des trois personnes de la Sainte Trinité. Elle pratiquait les vertus évangéliques dans sa vie de moniale et trouvait la joie véritable dans l’abandon à l’amour miséricordieux.

Après Marguerite-Marie de Paray-le Monial, qui en fut l’initiatrice, Anne-Madeleine sera, dans la continuité la propagatrice. Elle créa en 1718, l’Association de l’Adoration perpétuelle, qui ne cessera de s’étendre dans la région provençale, en France, mais également jusqu’aux « Echelles du Levant ».

Pourtant le jansénisme faisait des ravages. Les cœurs étaient endurcis et s’éloignaient de la miséricorde du Seigneur : « Peu seront sauvés car le Christ n’est pas mort pour tous » prêchaient-ils. Aux premiers jours du Carême de 1718, le Saint-Sacrement était exposé dans l’église des Cordeliers, Jésus se montra dans l’Hostie avec un visage plein de compassion. Anne-Madeleine en fut avertie par voie surnaturelle et Dieu lui révéla « que si la ville ne se rendait pas à l’appel de sa miséricorde, Il la châtierait d’une manière si terrible que tout l’univers en serait épouvanté », écrivent les chroniqueurs du temps. Elle le fit savoir à l’évêque de Marseille, Mgr de Belsunce. Aussitôt il exhorta ses diocésains à la pénitence. Les Marseillais devaient se convertir, mais sa voix ne fut pas entendue. Deux années s’écoulèrent.
Puis ce fut la terrible peste de 1720. L’entrée du navire, « le Grand Saint Antoine », le 25 mai apporta la désolation. Des milliers de personnes périrent du fléau. « Marseille devint un objet d’horreur » perdant la moitié de ses habitants : 38000 victimes. Mgr de Belsunce demeura intrépide au milieu des morts et des mourants. Anne-Madeleine suppliait avec ses sœurs visitandines. Jésus demanda « qu’on instituât une fête solennelle au jour qu’il s’était choisi lui-même pour honorer son Sacré-Cœur, et en attendant qu’on lui rendît cet honneur, il fallait que chaque fidèle se dévouât par une prière, au choix de l’évêque à honorer ce Cœur adorable ».

C’est le premier novembre, en la fête de la Toussaint, qui était un premier vendredi du mois, que de bon matin, Mgr de Belsunce se présenta, pieds nus, le crucifix entre les mains, une corde au cou pour célébrer la messe pour les vivants et les morts et avant la bénédiction, il lut « l’Amende Honorable » par laquelle il consacrait pour toujours son diocèse, ses diocésains et toute la ville au Cœur Sacré de Jésus.

Marseille ouvrait la voie, car ce fut la première ville, le premier diocèse dans le monde à l’être de façon si solennelle. La peste cessa pour reprendre quelques mois plus tard, puis le fléau ayant disparu, les Echevins de Marseille, firent la promesse que chaque année, une messe serait célébrée pour rappeler cette consécration. C’est désormais la Chambre de Commerce de Marseille, qui offre un cierge à l’archevêque, en présence du premier magistrat de la ville, du représentant de l’Etat, des élus, des autorités civiles, militaires, économiques.

Zenit : Quel est le sens spirituel de la dévotion au Sacré Cœur que Benoît XVI a qualifiée d'essentielle et non pas d’accessoire ?

Mgr Jean-Pierre Ellul : Le Pape vient de le rappeler justement il y a quelques jours, pour le 50ème anniversaire de l’encyclique Haurietis Aquas, du Pape Pie XII consacrée au culte du Sacré-Cœur, tout en remerciant les Jésuites pour la part prise à la diffusion de cette dévotion.

Jésus nous a connus et aimés avec un cœur d’homme. Son cœur transpercé pour notre salut est le symbole de l’amour infini avec lequel il aime son Père et tous les hommes. C’est ce qu’Anne-Madeleine Remuzat ne cesse de témoigner, après les visions qu’elle a de Jésus lui montrant ce Cœur qui nous a tant aimés. Elle se confia au Père Milley, de la Compagnie de Jésus qui à Marseille dans les années 1718, était son confesseur. Il mourut d’ailleurs en allant secourir les pestiférés. Plus tard le Père Jacques, un autre jésuite, en écrivant sa vie, en 1760, l’expurgera quelque peu de toutes les visions et les extases que cette visitandine marseillaise avait eues, par crainte des quolibets jansénistes, qui n’y voyaient qu’hallucinations. Mais, écrit-il, « Peut-on laisser dans les cloîtres, les prévenances du Seigneur pour tous, par peur de se voir critiqué ?». Dès la mort d’Anne-Madeleine, en 1730, ils ne s’en privèrent pas, mais malgré cela, Marseille continuera de conserver sa mémoire, les paroles que le Christ lui adressa, et célébrera la fête du Sacré-Cœur avec une grande solennité, se rappelant le fléau de la peste et sa promesse à être fidèle.

Lorsque nous méditons sur les souffrances du Christ, ses plaies, son côté transpercé, nous percevons alors tout l’amour qu’il a pour nous, et nous sommes envoyés pour en témoigner. On ne peut être chrétien sans être tourné vers la Croix du Rédempteur et sa résurrection. Cette expérience mystique est d’une importance capitale pour vivre une spiritualité authentique. Sinon nous risquons d’en rester à l’apparence, sans vraiment approfondir intérieurement de quel amour il nous a aimés. Le pape Benoît XVI le rappelle : « La réponse au commandement de l’amour n’est possible qu’en comprenant que cet amour nous a déjà été offert par Dieu. Il est manifesté dans le mystère de la Croix…S’ouvrir à la volonté divine doit être une attitude de tout instant, car l’amour n’est jamais fini ni complet ».

L’amour de Dieu, le Cœur transpercé, la personne de Jésus-Christ, compris sous la motion de l’Esprit Saint, la contemplation du côté ouvert, n’est pas qu’une dévotion passagère ou accessoire, venant des siècles passés ; elle reste pour nous tous essentielle pour le monde et surtout, ici à Marseille. C’est ce que proposait déjà de vivre Anne-Madeleine Remuzat, lorsqu’elle écrivait les statuts de l’Adoration perpétuelle en 1718, demandant que chaque adorateur soit un relais de l’amour divin et témoigne de sa Miséricorde dans sa vie quotidienne, mais également auprès des plus pauvres.

Zenit : Les jeunes que vous rencontrez sont-ils sensibles à cette invitation à connaître le Cœur du Christ ?

Mgr Jean-Pierre Ellul : Ceux qui prient dans notre basilique et participent aux Eucharisties du dimanche, oui, je crois. Leur participation est conséquente et régulière ; ils entendent donc parler du Sacré-Cœur et de tout ce qui touche à la riche histoire de notre diocèse de Marseille ou de l’Eglise universelle. Il faut également savoir que dans Marseille, de nombreux jeunes participent depuis leurs paroisses, les mouvements d’Action Catholique, le Scoutisme, leurs aumôneries de Lycées ou d’étudiants, à l’accueil du Christ dans leurs vies. Ils ont participé, nombreux, aux JMJ en Allemagne. Est-il besoin de rappeler le silence et la profondeur de prière de la veillée eucharistique du samedi soir à Marienfeld?

Il est proposé par le diocèse des moments privilégiés de rencontre sur la Parole de Dieu, des démarches spirituelles nombreuses, d’écoute et d’approfondissement, de participation à l’Eucharistie. D’ailleurs plusieurs journées leur sont proposées pour ces temps de découverte de la foi au cours de l’année, et plus particulièrement ce mois-ci, pour les ordinations sacerdotales et diaconales, qui vont avoir lieu le 25 juin prochain. Dès le dimanche matin, ils sont invités à rencontrer notre nouvel archevêque, Mgr Georges Pontier, à prier et à découvrir le sens de l’appel et de la vocation.

Zenit : La fête du Sacré Cœur a été choisie par Jean-Paul II comme Journée de prière pour la sanctification des prêtres. Il y a un lien direct entre le Cœur du Christ et le cœur de ses prêtres ?

Mgr Jean-Pierre Ellul : Un lien très étroit. Cette journée de prière nous rappelle en fait que les hommes veulent contempler dans le prêtre le visage du Christ, dans son cœur, le cœur du Christ. C’est bien difficile, je crois, mais notre rencontre avec Jésus doit nous permettre cet approfondissement pour réaliser cela dans nos vies. Dans l’humilité et la prière, l’accueil et l’écoute, un cœur rempli d’amour, oui un don de nos personnes et de nos cœurs. C’est pour cela que « Jean-Paul II le Grand », comme l’appellent les jeunes désormais, a voulu qu’en ce jour où la Miséricorde du Christ s’est montrée, en donnant sa vie pour nous, notre prière pour les prêtres et les diacres, soit un temps de jubilation et d’action de grâce pour ceux qui ont répondu oui à cet appel, une supplication confiante pour toutes les vocations qui sont en train de germer, tout en pensant avec une attention fraternelle, à ceux qui ont quitté le ministère. La tendresse miséricordieuse du Christ Jésus ne peut que toucher le cœur de nombreux chrétiens et je crois en particulier, des jeunes, qui sont prêts à tout donner pour annoncer, vivre et célébrer les mystères du Seigneur, dans un don total de son amour. Le Christ appelle toujours, et de son côté transpercé continue de couler ce fleuve d’amour qui interpelle et questionne.

Zenit : Comment l'Eglise de Marseille va-t-elle célébrer cette fête cette année ?

Mgr Jean-Pierre Ellul : Comme chaque année, Marseille célébrera le vendredi de la fête du Sacré-Cœur, la messe dite « du Vœu des Echevins » dès 8h le matin. Pour notre nouvel archevêque, Mgr Georges Pontier, qui était accueilli le dimanche 11 juin dans sa cathédrale, ce sera la première. Au cours de l’Eucharistie, tout en rappelant le sens de la Parole de Dieu, l’archevêque traite d’un fait de société. D’ailleurs le Cardinal Bernard Panafieu, lors de son départ le mois dernier, a voulu laisser aux Marseillais, dans un bel ouvrage, les dix homélies qu’il prononça en la basilique du Sacré-Cœur.

Toute la journée, le Saint-Sacrement est exposé et les fidèles sont nombreux à venir prier, comme ils le font d’ailleurs tous les jours auprès du Corps du Christ, pour les prêtres et les vocations sacerdotales et religieuses. Après les vêpres, et la messe du soir, la journée se termine par la procession eucharistique, pour rappeler la démarche de Mgr de Belsunce.
Le monastère de la Visitation n’étant plus à Marseille, c’est désormais la basilique du Sacré-Cœur qui prend le relais et propose ces célébrations. Nous avons également la garde du cœur de la Vénérable Anne-Madeleine Remuzat, morte en odeur de sainteté, le 15 février 1730, et dont la cause de béatification, introduite trois fois au cours des derniers siècles, serait à reprendre actuellement pour mieux faire connaître celle à qui Marseille doit beaucoup, et qui reste humblement cachée jusqu’au jour où le Seigneur voudra qu’elle soit placée sur les autels.
ZF06061303

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Published by Basilique du Sacré-Coeur de Marseillle - dans Notre histoire
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5 octobre 2005 3 05 /10 /octobre /2005 23:00
1865-1899 : paroisse marseillaise au XIXe siècle : Saints Adrien et Hermès.
Déjà trop petite pour le quartier en plein expansion.
 
1876 : la Commission Municipale vote les fonds pour l’agrandissement de l’église.
 
1918-1920 : « Saint Adrien s’efface devant le SACRÉ-CŒUR ».
 Dès 1918, on décide que la grande basilique en l’honneur du Sacré-Cœur, sera construite, non plus sur le quartier du Lazaret, trop éloigné du centre de la ville, mais sur une des plus belles artères de la cité, en bordure du Prado, en remplacement de l’église Saint Adrien.
La première pierre sera posée en 1920, juste un siècle après la pose manquée de la première pierre de l’église de la place Saint-Ferréol, et exactement pour le second centenaire du vœu de Mgr de Belsunce lors de la peste de 1720.
L’architecte en sera Théo Dupoux, élève de l’abbé Pougnet.
L’on décide que le culte sera assuré dès fin 1919 à la chapelle Saint Ignace, louée au Département pour la somme de 3000 F par an à dater du 1er novembre 1919.
Lettre pastorale de Mgr Fabre, à Noël 1918, annonçant sa décision d’édifier la nouvelle église du Prado. Le curé Paul Dejean, crée une commission pour accompagner et suivre les travaux.
7 novembre 1920 : pose de la première pierre.
 Un chantier qui va se prolonger durant 27 ans.
 
 Avec Mgr Fabre, trois évêques porteront le poids et le lourd souci du chantier : Mgr Daniel Champavier (1921) ; Mgr Maurice Dubourg (1928) et Mgr Jean Delay (1936).
La première pierre posée, le chantier s’ouvre donc, sous la bénédiction du Pape Benoit XV qui, le 8 mars 1921, recevant à Rome Mgr Fabre, lui prodigue ses encouragements, bénissant cette œuvre, « …les soldats de Marseille morts pour la Patrie, les âmes généreuses qui aideront à la construction de cette église du Sacré-Cœur… ».
On a vu grand : la basilique, en surélévation sur une crypte, aura 27m 90 (10 cm de plus que celle de NOTRE-DAME de Paris). Des colonnes de 11m 50, supportant une voûte dont le sommet atteindra 22m 50. Quant au parvis, il sera surmonté par un clocher central dont la flèche élancée, culminera à 62m.
On a vu beau : les pierres de taille proviennent des carrières de La Roche d’Espeil, dans le Luberon (soubassements et parties extérieures de l’édifice) ; d’autres de Saint-Symphorien, près de Bonnieux (intérieur de la crypte, socles des piliers et des colonnes) ; d’autres encore de Buxy (intérieur), ou de Saint-Gengoux. Les colonnes, quant à elles, seront en granit, de Corse, pour les plus grandes, de Suède pour les autres.
 50 ouvriers travaillent à la construction de la crypte, le quart de la surface totale de la basilique, 20m sur 7m 40. 2 nefs latérales de 3m sur 7 et deux chapelles latérales de 2m 50 sur 7.
 
Décembre 1923-24 :  La crypte est à peu près achevée. Se tient déjà la grande vente de charité. Le fils de Théo Dupoux, prend la succession de son père, décédé le 26 déc. 1924.
 
1927, arrivent de Corse les premières colonnes des chapelles latérales (4m 60, pèsent 4000 kg).
Les grandes colonnes de la nef principale qui, en deux éléments (sans compter le socle, la bague intermédiaire et le chapiteau en pierre de Lens) représente chacune près de 24 tonnes (15.000 kg et 8.500 kg), arrivent à la fin de l’année 1930.
 
Vitraux d’Henry Pinta, (grand Prix de Rome, originaire de Marseille, réalisés à Paris) : où l’on peut voir
- l’apparition du Cœur de Jésus à Ste Marguerite Marie, à Paray le Monial, en 1674,
- Mgr de Belsunce au milieu des pestiférés, en novembre 1720, consacrant la ville au Sacré Cœur,
- celui des échevins durant la peste ; et les 12 «vitraux de guerre »,
- mais également la grande mosaïque de 120 m carrée, ornant la voûte du chœur.
 
 Guerre de 1939-1945.
 
  17 juillet 1946, décès de Paul Barthélemy Dejean, prêtre, prélat de S. S. chanoine honoraire, curé de la paroisse, bâtisseur de l’église votive. Il s’éteint à Lascours dans sa propriété familiale.
 
Lundi 5 mai 1947 : Consécration de l’église du Sacré-Cœur.
 
7 h 30, début de la consécration de l’église.
Messe pontificale à 10h30, avec 8 évêques, le cardinal Roques, archevêque de Rennes. Suit l’octave de la consécration de la basilique, qui se clôturera le 12 mai.
Le 25 octobre, à 11h la dépouille de Mgr Dejean est transférée dans « son église » où un caveau a été préparé à son intention.
11 novembre 1948, à l’issue de la messe des morts, Mgr Delay inaugure la chapelle de Notre-Dame de Pitié. La Pietà : œuvre du sculpteur Louis Botinelly.
Fin 1949, pose du carrelage de la basilique, œuvre de l’entreprise Patrizio. Chauffage par le sol. Abandon de la réalisation du clocher, par  manque de moyens financiers.
 
Chanoine Aristide RESTA, curé durant 27 ans.
 
Chanoine Pierre DUMENIL, 27 ans. Actuellement chapelain à l’Abbaye de Saint Victor
  
La BASILIQUE DU SACRE CŒUR, érigée en basilique mineure, le 17 septembre 1997, par le Pape Jean-Paul II.
 
 Les Recteurs :
* S. Ex. Mgr Louis SANKALE, 11 mois, puis évêque de Cayenne en 1998 et actuellement évêque de Nice.
 
* Père Jean ODER, 18 mois, en même temps curé du Rouet, puis à Saint-Ferréol Saint Cannat.
 
* Mgr Jean-Pierre ELLUL, en juin 2000 ;  recteur émérite de la Basilique Saint Victor, installé le 3 octobre 2000. Nommé Chapelain de Sa Sainteté, par le Pape Jean-Paul II, le 6 juin 2003
 
(Notes historiques : Pierre Gallocher : "Prado-Sacré-Cœur " un quartier – une paroisse 1856-1992. Ed. P. Tacussel.
 

Mgr. Jean Pierre ELLUL  Recteur de la Basilique du Sacré-Cœur.

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